Míriam Liliana Lewin, née le à Buenos Aires, est une journaliste d'investigation et écrivaine argentine, intervenant à la radio et la télévision. En 1977, pendant la dictature militaire en Argentine, elle est détenue disparue dans les centres de détention clandestins (CDC) de Virrey Cevallos (es) et de l'école de mécanique de la marine (ESMA) jusqu'à sa libération en 1979. En 1985, elle témoigne lors du procès de la junte argentine ainsi que dans des affaires liées aux crimes contre l'humanité en Argentine.

Comme d'autres survivantes, elle est soupçonnée de traîtrise et de collaboration avec ses tortionnaires. En 2014, Miriam Lewin publie avec Olga Wornat (es) un livre sur les abus sexuels subis dans les centres de détention clandestins. La même année, Miriam Lewin est une des plaignantes avec Silvia Labayru dans le procès contre Jorge Accosta et Alberto Gonzalez, qui seront tous deux condamnés pour viols. En 2017, elle publie un livre sur les avions ayant servis aux vols de la mort, en collaboration avec le photographe italien Giancarlo Ceraudo.

Entre 1992 et 2005, elle travaille comme journaliste d'investigation et chroniqueuse judiciaire dans différentes chaînes de télévision. En 2020, elle est nommée Défenseure public des services de communication audiovisuelle (es), et elle dirige le service en 2024.

Biographie

Miriam Lewin naît le née le à Buenos Aires. Elle fréquente le Colegio Nacional de Buenos Aires de 1970 à 1974. Elle participe également à un atelier cinématographique animé par Rodolfo Hermida. En 1975, elle part étudier le journalisme à l'école de journalisme de l'Institut Grafotécnico[1],[2].

Elle participe au mouvement des jeunesses universitaires péronistes (JUP) et au mouvement Montoneros[3],[4],[5].

En 2007 elle obtient un master en journalisme d'investigation à l'université de Salvador[6].

Disparition et séquestration

Photographie couleurs d'un immeuble de 3 étages de couleur claire avec des balcons en fer forgé
Le centre de détention clandestin de Virrey Cevallos devenu un lieu de mémoire en 2014.
Photographie couleurs d'un vaste hangar avec charpente en bois apparente
Le lieu-dit Capucha à l'ESMA où les prisonnières et les prisonniers sont détenus avec des capuches sur la tête.

Le , elle est enlevée à La Matanza par des militaires de l'armée de l'air, dans un contexte historique de terrorisme d'État exercé pendant la dernière dictature militaire en Argentine (1976-1983). On la force à monter dans une voiture Ford Falcon bordeaux, puis elle est conduite d'abord dans un commissariat, et enfin au centre de détention clandestin de Virrey Cevallos[1].

À la fin du mois de mars 1978, elle est emmenée à l'école de mécanique de la marine (ESMA)[7]. Pendant sa captivité, elle est contrainte d'effectuer des tâches pour la marine sous menace de mort. Parmi celles-ci figurait la traduction d'articles de presse en anglais et en français qui rendaient compte de la situation en Argentine depuis l'étranger. Selon divers témoignages, notamment celui de Silvia Labayrú et Cuqui Carazo cette pratique était courante parmi les détenues d'une section de prisonniers appelées « ministaff ». Les détenues étaient contraintes d'exercer des fonctions en fonction de leurs connaissances, dans le but de collaborer avec l'appareil propagandiste et politique du régime militaire et de la marine, alors commandée par le dictateur, membre de la junte militaire et commandant en chef de la marine, Emilio Eduardo Massera[8].

Dans ce contexte, elle est contrainte de travailler à l'élaboration de contenus audiovisuels et écrits dans le but de neutraliser la campagne dite « anti-argentine ». Elle est obligée de rédiger des articles pour des médias contrôlés ou influencés par la marine, comme le quotidien Convicción, connu pour sa proximité avec Massera, surnommé populairement « le journal de Massera » en raison de ses liens étroits avec ce dernier et les forces armées.

Libération en 1979

En 1979, elle est libérée mais continue d'être contrainte de servir dans la marine. En 1981, elle est finalement autorisée à quitter l'Argentine et part à New York aux États-Unis.

En 1983, au retour de la démocratie en Argentine, elle reprend des études en économie à la faculté des sciences économiques de l'université de Buenos-Aires (UBA), qu'elle ne termine pas, et la même année, elle suit un programme de formation au Baruch College et à la Parsons School of Design, aux États-Unis[2].

En 1985, elle témoigne lors du procès de la junte argentine. Elle est également témoin dans des affaires liées aux crimes contre l'humanité en Argentine[9].

Recherche des avions des vols de la mort

Photographie couleurs d'un avion à hélices de couleur grise, exposé devant un bâtiment ancien
Un des avions Skyvan exposé à l'ESMA au Museo Sitio de Memoria utilisé pour les vols de la mort.

Miriam Lewin entreprend de rechercher les avions ayant servis aux vols de la mort avec le photographe italien Giancarlo Ceraudo en 2007. Leurs recherches les mènent en 2010 jusqu'à l'avion Skyvan (numéro de série SHI888) qui le a jeté les corps de douze personnes opposées à la dictature, parmi lesquelles les religieuses françaises Alice Domon et Léonie Duquet et trois mères de la place de mai Azucena Villaflor, María Ponce et Esther Ballestrino. En 2014 Lewin et Ceraudo se rende à Fort Lauderdale, en Floride (États-Unis) pour voir l'avion qui appartient à GB Airlink[10]. De cette péripétie Lewin et Ceraudo font un livre Skyvan, aviones, pilotos y archivos secretos, publié en 2017[11].

Dénonciation des abus sexuels à l'ESMA

Le Miriam Lewin participe à l'émission argentine populaire Almorzando con Mirtha Legrand qui lui demande s'il est vrai qu'elle sortait avec Jorge Acosta, dit « Le Tigre » durant sa période de captivité à l'ESMA. Miriam Lewin faisait en effet partie des femmes que les militaires emmenaient dîner ou sortaient dans les boites de nuit, et souvent aussi violaient. Une suspicion de traîtrise a entouré ces femmes, comme Silvia Labayru ou Mercedes Inés Carazo, jusqu'au procès intenté en 2014 et qui s'est soldé en 2021 par la condamnation de nombre de ces militaires pour les abus sexuels commis pendant la dictature[12]. Graciala Gracia Romero, qui comme Labayru ou Carazo faisait partie du groupe du ministaff, était une prisonnière lesbienne qui a été violée aussi par Jorge Acosta[12]. Après une visite à l'ESMA, plusieurs de ces femmes dont Martha Alvarez, Cuqui Carazo, Silvia Labayru, ont commencé à se retrouver chez Graciela Gracia Romero pour parler de ce qui leur était arrivé. Graciala Gracia Romero, commandante Montonera, lesbienne a été enlevée en 1977 et faisait partie du ministaff[12]. Elle est l'une des rares à avoir intenté un procès à son violeur, Jorge Acosta, qui n'a pas abouti, car le viol n'était pas reconnu comme un crime contre l'humanité au moment où elle a intenté le procès. En 2014 Miriam Lewin publie avec Olga Wornat Putas y Guerrilleras (2014), sur les abus sexuels dans les centres de détention clandestins, qui a été réédité en 2020 avec une préface de Rita Segato. Ce livre s'inscrit dans une entreprise de rendre enfin visible les abus sexuels qu'ont subi les femmes incarcérées pendant la dictature[13].

Miriam Lewin est une des plaignantes avec Silvia Labayru dans le procès à huis clos démarré en 2014 contre Jorge Accosta et Alberto Gonzalez dit « Le Chat », tous deux condamnés pour viol[14] aggravé commis en réunion et réitérés au moins dis fois en 2021, pour les viols commis entre 1977 et 1978 dans les centres de détention clandestins. Les viols sont, depuis 2012, imprescriptibles car considérés comme des crimes contre l'humanité. Auparavant ils étaient inclus dans les cas de torture[15].

Carrière de journaliste

Photographie couleurs d'une femme aux cheveux gris assise sur un canapé fleuri, à proximité d'une statue religieuse en bois
Rita Segato qui a préfacé le livre de Miriam Lewin et Olga Wornat Putas y Guerrilleras (2014) sur les violences sexuelles pratiquées dans les centres de détention clandestins.

En 1996, elle participe au programme international professionnel de CNN à Atlanta, en Géorgie, et en 1998, elle suit une formation au Poynter Institute, à Saint-Petersburg, en Floride[16].

Entre 1992 et 2020 elle travaille pour les chaînes El Trece, TN Artear, et Telenoche dans le domaine du journalisme d'investigation, en tant que chroniqueuse judiciaire, dans la production, les interviews et la réalisation de documentaires tels que Esa Larga Noche. A 30 años de la dictadura[17],[18] et Astiz, a 30 años de una traición[19]. Entre 1997 et 2002, elle travaille pour le programme Telenoche Investiga, qui réalise des séries d'enquêtes journalistiques, reconnu en Argentine[20],[21],[19].

L'une de ses enquêtes les plus connues a révélé que le prêtre Julio César Grassi (en), fondateur de la Fondation Felices los Niños, avait commis des abus sexuels. Grassi, qui jouissait jusqu'alors d'une grande notoriété dans les milieux économiques et politiques et d'une forte présence dans les médias, a été condamné à quinze ans de prison pour ce crime[22].

Entre 2003 et 2005, elle travaille pour l'émission PuntoDoc[23] de la société de production Cuatro Cabezas, diffusée sur América TV, en tant que présentatrice aux côtés de Daniel Tognetti, en tant que coordinatrice et chroniqueuse[24],[25].

Engagements politiques

En mai 2020, elle est nommée Défenseure public des services de communication audiovisuelle (es), organisme créé en 2012 par la loi 26 522 sur les services de communication audiovisuelle (LSCA) afin de traiter les plaintes du public[2],[26],[27].

En août 2024, la vice-présidente de la République argentine, Victoria Villarruel, prends le contrôle du Bureau du défenseur public des services de communication audiovisuelle[28] pendant 180 jours afin de rechercher d'éventuelles irrégularités[29].

Jusqu'à fin juin 2024, le service est dirigé par Míriam Lewin, qui a pris ses fonctions sous l'administration d'Alberto Fernández et a été remplacée par l'ancienne députée du PRO Soher El Sukaria, qui a lancé un audit du personnel et des dépenses[réf. nécessaire].

Carrière d'écrivaine

Avec Olga Wornat, elle coécrit le livre Putas y Guerrilleras (2014), sur les abus sexuels dans les centres de détention clandestins, qui a été réédité en 2020 avec une préface de Rita Segato. Ce livre s'inscrit dans une entreprise de rendre enfin visible les abus sexuels qu'ont subi les femmes incarcérées pendant la dictature[13].

Elle est coauteure de plusieurs livres, dont Ese infierno – Conversaciones de cinco mujeres sobrevivientes de la ESMA (Cet enfer – Entretiens avec cinq femmes survivantes de l'ESMA) avec Munu Actis, Elisa Tokar, Cristina Aldini et Liliana Gardella. Le livre a été traduit en anglais et italien[30].

Avec Horacio Lutzky (es), elle publie Iosi, el espía arrepentido, qui raconte l'histoire d'un agent des services secrets de la police fédérale infiltré dans la communauté juive pendant quinze ans. Le livre a été adapté en série Amazon Prime réalisée par Daniel Burman et Sebastián Borensztein[30].

En 2017, elle écrit Skyvan, aviones, pilotos y archivos secretos, un roman non fictionnel qui raconte comment, avec le photographe italien Giancarlo Ceraudo, elle a mené une enquête qui a conduit à l'arrestation et à la condamnation des pilotes du vol de la mort dans lequel sont mortes les fondatrices des Mères de la place de mai Azucena Villaflor, María Ponce et Esther Ballestrino, ainsi que les religieuses françaises Alice Domon et Leonie Duquet[30].

En février 2025, elle publie le roman Dina et Natan, basé sur une histoire vraie, qui raconte la vie d'une mère et d'un fils juifs survivants de l'Holocauste, infiltrés dans la communauté allemande de Vicente López, fréquentée par des criminels de guerre notoires tels qu'Adolf Eichmann et Joseph Mengele[31],[30].

Publications

  • (es) Ese infierno: conversaciones de cinco mujeres sobrevivientes de la ESMA, Editorial Sudamericana, (ISBN 978-950-07-2087-8).
  • (es) Manuscrito de Dinamarca, Ediciones Colihue, (ISBN 978-950-581-225-7).
  • (es) avec Marcelo Camaño, Secretos argentinos: la intimidad de los crímenes que conmovieron al país, Aguilar, (ISBN 978-987-04-2120-7).
  • (es) Miriam Lewin, Michelle Barros, Mariana Andrea D´Agostino, Guillermo Fernández, Susana García Novello, Adriana Speranza, Claudia Toledo et Angelita Martínez, Huellas teóricas en la práctica pedagógica: el dinamismo lingüístico en el aula intercultural, Universidad Nacional de La Plata, (ISBN 978-950-34-0997-8).
  • (es) avec Olga Wornat, Putas y guerrilleras: crímenes sexuales en los centros clandestinos de detención: la perversión de los represores y la controversia en la militancia: las historias silenciadas: el debate pendiente, Planeta, coll. « Espejo de la Argentina », (ISBN 978-950-49-3934-4).
  • (es) avec Horacio Lutzky, Iosi, el espía arrepentido, Editorial Sudamericana, (ISBN 978-950-07-5439-2).
  • (es) Skyvan: aviones, pilotos y archivos secretos, Editorial Sudamericana, (ISBN 978-950-07-5947-2).
  • (es) Miriam Lewin, Ana Longoni, Fabricio Andrés Laino Sanchís, Gerardo Yoel, Lizel Tornay, Lucía Rud, María Sonderéguer, Tununa Mercado et Victoria Álvarez, Silencios y violencias de género, Universidad Nacional de General Sarmiento, (ISBN 978-987-630-467-2).
  • (es) Miriam Lewin, Mónica Martín, Verónica Longo, Soria Luz Viñals et Ana Laura Hidalgo, Las comunicaciones públicas en tiempos de pandemia: nuevos saberes y desafíos profesionales, Nueva Editorial Universitaria - U.N.S.L, (ISBN 9789877332995).
  • (es) (Re)Hacer los medios', Universidad Nacional de La Plata, (ISBN 978-987-8475-68-4).
  • (es) Dina y Natan, Editorial Sudamericana., (ISBN 978-950-07-7126-9).

Références

  1. a et b (es) « "¿Cuánto más vamos a esperar?"-Entrevista a Miriam Lewin », sur Revista Colibri, (consulté le )
  2. a b et c (es) « Miriam Lewin fue designada defensora del publico de servicios de comunicacion audiovisuel », sur hsn,senado, (consulté le )
  3. (es) Rédaction, « Una memoria feminista del 24M: "¿Qué capacidad de consentir tenías?" », sur La tinta, (consulté le )
  4. (es-AR) Mariana Roveta, « "Massera quería convertirse en otro Perón" », sur Diario Publicable, (consulté le )
  5. (es) Luciano Sáliche, « Escapó del Holocausto, llegó a la Argentina, se infiltró entre los nazis: Miriam Lewin habla de su nueva novela y apunta al presente », sur infobae, (consulté le )
  6. (es) « TITULAR DE LA DEFENSORÍA DEL PÚBLICO DE SERVICIOS DE COMUNICACIÓN AUDIOVISUAL », sur hsn,senado, (consulté le )
  7. (es) « Testimonios: Lewin de García, Miriam », sur web.archive.org, (consulté le )
  8. Matheo Malik, « «J’ai été confrontée à ce que Primo Levi appelle la zone grise», une conversation avec Leila Guerriero », sur Le Grand Continent, (consulté le )
  9. (es) Luciana Bertoia, « Dar testimonio por los que no volvieron: los sobrevivientes en el Juicio a las Juntas | Cómo fue romper el muro de silencio », sur PAGINA 12, (consulté le )
  10. Flora Genoux, « En Argentine, un avion des « vols de la mort » de la dictature, récupéré aux Etats-Unis, bientôt dans un lieu de mémoire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. (es) Miriam Lewin (photogr. Giancarlo Ceraudo), Skyvan : aviones, pilotos y archivos secretos, Editorial Sudamericana, (ISBN 978-950-07-5947-2, lire en ligne)
  12. a b et c Guerriero 2025.
  13. a et b (es) « La violencia sexual de la represión », sur www.museodelamemoria.gob.ar (consulté le )
  14. (en) Juan Luis González, « Alberto González: ESMA torturer – and vice-president’s mentor », sur Buenos Aires Times, (consulté le )
  15. avec AFP, « Argentine : deux ex-militaires condamnés pour viols aggravés de prisonnières politiques pendant la dictature », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. (es) « Titular de la defensoria del publico de servicios de comunicacion audiovisual », sur hsn,senado, (consulté le )
  17. (es) Pablo Sirvén, « Una revisión atrapante », sur La NACION, (consulté le )
  18. (es) « Golpe de memoria: la tele recordó los 30 años del inicio de la dictadura militar », Clarín, (consulté le )
  19. a et b (es) Rédaction, « A 30 años de un episodio clave de la dictadura, testimonios e imágenes inéditas de Alfredo Astiz », sur Clarín, (consulté le )
  20. (es) Mariano Blejman, « Entrevista a la periodista Miriam Lewin, de "telenocha Investiga" : Olga Wornat Putas y Guerrilleras (2014) », sur www.pagina12.com.ar (consulté le )
  21. (es) « La periodista Miriam Lewin es la nueva titular de la Defensoría del Público », Todo Noticias, (consulté le )
  22. « Argentine : La Cour Suprême confirme la peine de 15 ans de prison pour le Père Grassi – Portail catholique suisse », sur cath.ch, (consulté le )
  23. (es-UY) « Miriam Lewin » [archive du ], sur PlanetadeLibros Uruguay (consulté le )
  24. (es) Rodolfo Montes, « Comienza hoy la nueva temporada de "Punto Doc" », archivo.lacapital.com.ar (consulté le )
  25. (es) « Punto Doc: detrás de las noticias - LA NACION », web.archive.org, (consulté le )
  26. (es) « Miriam Lewin fue elegida defensora del Público | Asumirá en el cargo que el macrismo suspendió con la Ley de Medios », PAGINA12, (consulté le )
  27. (es) « Bioletin oficiel republica Argentina - Defensoria del publico de servicios de comunicacion audiovisuel - decreto 562/2020 », www.boletinoficial.gob.ar (consulté le )
  28. (es) « El kirchnerismo creó un organismo para supervisar qué noticias se publican en los medios de comunicación », www.infobae.com,
  29. (es) Rédaction, « Villarruel intervino la Defensoría del Público, la oficina dependiente del Congreso encargada de proteger a las audiencias », www.eldiarioar.com,
  30. a b c et d (es) « Una madre y su hijo huyendo del nazismo | Miriam Lewin presenta su nuevo libro en Homo Sapiens », sur PAGINA12, (consulté le )
  31. « Dina y Natan »

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Leila Guerriero (trad. Maïra Muchnik), L'Appel : Histoire d'une femme argentin, Rivages, Rivages, (ISBN 9782743667924). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • (en) Haley Cohen Gilliland, A Flower Traveled in My Blood: The Incredible True Story of the Grandmothers Who Fought to Find a Stolen Generation of Children, Simon & Schuster, (ISBN 978-1-6680-1714-2 et 978-1-6680-1716-6).

Voir aussi

Liens externes