Karma Chophel aussi écrit Karma Choephel (tibétain : ཀརྨ་ཆོས་འཕེལ, Wylie : karma chos 'phel, [1], Labrang Kosa, Tradun (de) (Xian de Zhongba), Tibet- à Dharamsala en Inde[2],[3],[4]) est un homme politique tibétain, partisan de l'indépendance du Tibet, et non de l'autonomie de la voie médiane. Exilé en Inde, il devint professeur puis recteur à l'École centrale pour les Tibétains avant de devenir député du Parlement tibétain en exil, dont il est élu président[5]. En 1994, il fonde le Parti démocratique national du Tibet.

Études et carrière

Il obtient un B.A. (Hons) de l'université de Delhi et un baccalauréat en éducation de l'université de Bangalore (en). Il est professeur à l'École centrale pour les Tibétains de Bylakuppe de 1975 à 1980. Il est choisi comme recteur et est nommé à l'École centrale pour les Tibétains de Shimla et Mussoorie de 1981 à 1989. Il exerce deux mandats consécutifs de 1977 à 1983 puis de 1986 à 1989 dans le Comité exécutif du Congrès de la jeunesse tibétaine en tant que vice-président et devient président de 1982 à 1983. En 1994, il fonde le Parti démocratique national du Tibet dont il fut président. Il organise une grève de la faim devant le siège de l'ONU à New York en 1995 lors du 50e anniversaire du l'organisme mondial. Il est élu président et porte parole de la 13e Assemblée du Parlement tibétain en exil, de à , puis de la 14e Assemblée de 2006 à 2008.

Élu aux 11e, 12e, 13e, 14e et 15e Assemblées tibétaines, il y représente l'U-Tsang, puis la tradition kagyu lors de la dernière législature[6].

Il est candidat à l'Élection du Premier ministre tibétain de 2011.

En juin 2012, il préside une conférence du Congrès national tibétain à Dharamsala pour l'indépendance du Tibet[7].

En , au cours d'une session du Parlement tibétain en exil, Karma Chophel déclare que le dalaï-lama recherchait peut-être l'autonomie du Tibet mais qu'il avait en fait l'indépendance à cœur. Devant la controverse suscitée par cette déclaration, Karma Chophel s'est toutefois rétracté et a présenté ses excuses au dalaï-lama[8]. Karma Chophel fit cette remarque alors qu'il annonça le retrait de son soutien à la politique officielle tibétaine de la « voie médiane » recherchant un accord mutuellement bénéfique avec la République populaire de Chine, et prôna la restauration du statut historique d'Etat souverain et indépendant du Tibet[9]. Le dalaï-lama démentit l'interprétation de Karma Choephel[4].

Il meurt le 29 janvier 2016 à 66 ans à Dharamsala d'une longue maladie avec infection pulmonaire[4].

Notes et références

  1. (en) « Mr. T.T. Karma Chophel » (version du sur Internet Archive), tpprc.org.
  2. (en) « Former speaker of Tibetan parliament passes away », Phayul.com,‎ (lire en ligne).
  3. Yeshe Choesang (en), Former Tibetan parliament speaker Karma Choephel passes away, 1 février 2016, Tibet Post International.
  4. a b et c (en) « Karma Choephel passes away », Tibet Sun,‎ (lire en ligne).
  5. (en) « Karma Choephel - candidate »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?)
  6. (en-GB) tibetanreview, « Senior exile Tibetan parliamentarian passes away », sur Tibetan Review, (consulté le )
  7. (en-US) Jamyang Norbu, « Samdhong Rinpoche and the Subversion of the Tibetan Freedom Struggle », (consulté le )
  8. (en) Lobsang Wangyal, Tibetan Parliament-in-exile discusses Karma Chophel controversy, Tibet Sun, 21 septembre 2013.
  9. Karma Choephel et Mathieu Vernerey, « La démocratie tibétaine à l'épreuve : Pour une autre politique en exil », Diplomatie, no 63,‎ , p. 50–51 (ISSN 1761-0559, lire en ligne, consulté le )