La fausse couche, ou avortement spontané, est l'interruption involontaire de la gestation, qu'elle qu'en soit la cause. La date limite supérieure à partir de laquelle on parle d'accouchement d'enfant prématuré a constamment diminué en fonction des progrès de la prise en charge des grands prématurés et dépend des pays. Pour la France, sauf cas particulier, les services de réanimation néonatale ne prennent pas en charge les fœtus de moins de 500 grammes ou moins de 25 semaines d'aménorrhée (5 mois + 1 semaine de grossesse). La majorité des fausses couches passe inaperçue.
Le risque de fausse couche augmente de façon progressive de 7 à 9 % à chaque perte de grossesse antérieure, indépendamment de l’âge maternel ou d’autres variables . Après cinq fausses couches cliniques consécutives avant l’âge de 34 ans, la probabilité d’obtenir une naissance vivante lors de la grossesse suivante dépasse encore 50 %.
La plupart des avortements spontanés ont lieu avant 12 semaines d'aménorrhée soit 2 mois et 2 semaines de grossesses. Elle se solde par l'expulsion par voie basse de cette progéniture non viable hors de la matrice utérine.
Pour avoir une grossesse qui débute dans de bonnes conditions, il faut un endomètre ayant subi les modifications lui permettant de recevoir l’œuf fécondé (blastocyte) par un processus fondamentalement inflammatoire nommé décidualisation. Ce processus met en jeu deux groupes cellulaires: les cellules du stroma de l'endomètre (fibroblastes) qui agissent sous le contrôle des lymphocytes NK utérins. Ces ymphocytes NK utèrins régulent la décidualisation en contrôlant temporairement l'inflammation pendant la fenêtre d'implantation et en supprimant l'inflammation s'ils perçoivent des signaux de bonne qualité émis par le blastocyste (hormone chorionique gonadotrophique et micro-ARN) . En plus de la suppression de l'inflammation, un deuxième événement fondamental est déclenché, des cellules de la moelle osseuse d'origine non hématopoïétique (n'ayant aucun rapport les leucocytes) migrent dans l'endomètre où elles prolifèrent.
Un œuf biologiquement de mauvaise qualité émettra des signaux de faibles intensité. Les lymphocytes NK ne contrôleront plus l'inflammation, des macrophages et des polynucléaires envahiront l'endomètre aboutissant à une fausse couche précoce passant souvent inaperçue.
Il n'existe aucun consensus définissant la notion de fausse couche à répétition parfois appelée maladie abortive. Les différents critères des différents sociétés savantes rendent très difficiles la comparaison des études et recherche sur ce sujet. Malgré la longue possible des causes possibles, la recherche d'une cause aboutit rarement à une prise en charge dont l'efficacité a été prouvée. Il existe bien entendu des facteurs de risque connues comme un trouble de la régulation du sucre ou l'obésité.
Chez l'humain

La reproduction humaine a été décrite comme décevante et inefficace[1],[2]. Cette affirmation semble justifiée, puisque seules 40 à 60 % de toutes les conceptions aboutissent à une naissance chez des femmes jeunes et en bonne santé [3],[4],[5],[6]. Une fois l’embryon implanté dans l’endomètre, la gonadotrophine chorionique humaine augmente dans le sang et les urines maternels, ce qui permet des estimations fiables de l’incidence des pertes de grossesse. De nombreuses études s’accordent de manière remarquable pour montrer qu’un embryon sur trois disparaît après l’implantation [7],[8],[9],[4]. Plus de la moitié des pertes de grossesse surviennent si précocement qu’elles passent inaperçues, avec peu ou pas d’impact discernable sur la capacité reproductive maternelle, hormis une augmentation de la probabilité de conception lors des cycles suivants [8]. Les pertes restantes se manifestent sous forme de fausses couches cliniques, dont 90 à 95 % surviennent au cours des 12 premières semaines de grossesse [10]. Les estimations des taux d’attrition embryonnaire avant l’implantation sont difficiles à établir et dépendent de variables qui déterminent la probabilité de fécondation, notamment la fréquence des rapports sexuels durant la fenêtre fertile du cycle menstruel [11],[6]. Néanmoins, avec des taux de conception par cycle de 40 % ou moins chez les jeunes femmes cherchant à concevoir, des taux « normaux » de perte embryonnaire pré-implantatoire compris entre 20 et 40 % semblent constituer des estimations raisonnables.
Le risque de fausse couche augmente de façon progressive de 7 à 9 % à chaque perte de grossesse antérieure, indépendamment de l’âge maternel ou d’autres variables [1],[12]
Environ une grossesse sur quatre se solde par une fausse couche et une femme sur trois environ fera une fausse couche dans sa vie. Le risque augmente avec l'âge et peut atteindre 50 %[13] ; il est également plus élevé quand la grossesse n'est pas connue[14]. La première cause de fausse couche est une anomalie chromosomique.
La fausse couche est accompagnée de saignements qui peuvent être importants, et doit faire l'objet d'un examen médical, afin de vérifier la bonne expulsion du placenta, l'absence d'hémorragie, la nécessité d'un traitement en cas de rhésus négatif avec un conjoint rhésus positif. Après une fausse couche, du repos est nécessaire, ainsi qu'une bonne hydratation et un apport suffisant en minéraux (fer notamment) et vitamines. Un accompagnement médical ou psychologique peut être nécessaire.
Le risque de récidive de fausse couche
La fausse couche à répétition est un trouble dévastateur et constitue un facteur sentinelle de risque de complications obstétricales lors des grossesses ultérieures [15]. Environ 15 % de toutes les grossesses cliniquement reconnues se soldent par une fausse couche, le plus souvent avant 12 semaines de gestation. La prévalence, dans la population générale, des femmes ayant respectivement une, deux, ou trois fausses couches ou plus est de 10,8 %, 1,9 % et 0,7 %. Outre le traumatisme physique (douleur, saignements et infection), chaque fausse couche accroît le risque de morbidité psychologique significative (dépression, trouble de stress post-traumatique et suicide) ainsi que de complications obstétricales lors d’une grossesse ultérieure évolutive (prématurité, retard de croissance fœtale, décollement placentaire et mort fœtale in utero)[15].
Deux facteurs de risque indépendants — l’âge maternel et le nombre de pertes de grossesse antérieures — exercent des effets disproportionnés sur les taux de fausse couche [16],[17]. Le risque lié à l’âge est dû aux erreurs méiotiques des ovocytes conduisant à des aneuploïdies fœtales et augmente fortement après l’âge de 34 ans. L’absence de variation géographique ou liée à l’ascendance indique que ce risque lié à l’âge est « câblé » dans la reproduction humaine [18]. Les taux de fausse couche augmentent également de façon progressive d’environ 10 % à chaque perte supplémentaire [16],[17]. Ce risque de récidive est indépendant de l’âge et n’est donc pas imputable à des anomalies chromosomiques. À ce jour, aucune donnée épidémiologique n’indique que le risque de récidive des fausses couches ait changé au cours des dernières décennies, ni qu’il diffère substantiellement entre populations [19],[20],[21]. Ainsi, à l’instar du risque lié à l’âge, le risque de récidive pourrait lui aussi être ancré dans un processus (physio-)pathologique fondamental, vraisemblablement déclenché par la fausse couche elle-même.
Pas de définition claire et consensuelle
Sur le plan clinique, la fausse couche à répétition est définie par un nombre arbitraire de pertes de grossesse antérieures, consécutives ou non [15],[22]. Il n’existe pas de consensus sur des critères précis, bien que l’American Society for Reproductive Medicine et l’European Society of Human Reproduction and Embryology définissent désormais la fausse couche à répétition comme deux pertes de grossesse antérieures. Les pertes n’ont pas besoin d’être consécutives, mais la définition de l’European Society of Human Reproduction and Embryology inclut les pertes précliniques (biochimiques), contrairement à celle de l’American Society for Reproductive Medicine [15]. Il est important de souligner qu’il n’existe aucune justification physiopathologique à ces définitions, puisque le risque de fausse couche augmente de manière progressive, même après une seule perte, chez les femmes de tous âges [16],[17],[19],[20]. En outre, des définitions arbitraires de la fausse couche à répétition augmentent le risque d’amalgamer, sous une même entité pathologique, des patientes présentant des pronostics très différents. Par exemple, après deux pertes de grossesse consécutives, les patientes âgées de 30 et de 40 ans auront respectivement environ 80 % et 53 % de probabilité d’aboutir à une grossesse ultérieure réussie [16]. Ainsi, même dans cette tranche d’âge, il est plus probable qu’improbable qu’une grossesse suivante soit couronnée de succès chez ces patientes, bien que les femmes de 40 ans doivent également composer avec une fertilité réduite. En revanche, après cinq pertes consécutives, la probabilité qu’une grossesse aboutisse à une naissance vivante chute à environ 55 % et 25 % chez les femmes âgées respectivement de 30 et 40 ans [16]. Par conséquent, les définitions binaires de la fausse couche à répétition constituent un facteur de confusion majeur dans la recherche et les essais cliniques, car la probabilité de succès reproductif et l’efficacité des interventions thérapeutiques diffèrent fortement selon les populations étudiées [23].
Peu de facteurs de risque connus
Il est d’usage courant d’attribuer le risque de récidive des fausses couches à une multitude de troubles subcliniques, allant de perturbations discrètes de la coagulation, endocriniennes ou immunologiques à des carences vitaminiques et à des facteurs liés au mode de vie. En dehors du soutien progestatif, ce paradigme pathologique n’a pas permis de mettre au point des interventions efficaces pour prévenir les fausses couches, malgré des décennies de recherche et de nombreux essais cliniques [22],[23],[24],[25]. En outre, deux grandes études de cohorte n’ont rapporté aucune différence dans la probabilité d’une grossesse évolutive entre les femmes présentant des fausses couches à répétition dites « expliquées » et celles dites « inexpliquées » (« idiopathiques ») [26],[27]. La conception historique selon laquelle la grossesse précoce représenterait un état physiologique exceptionnellement fragile, facilement perturbé par des « déséquilibres » qui, en dehors de la grossesse, n’affecteraient pas de manière manifeste la santé et le bien-être [28]. Cette conception historique ne permet ni d’expliquer les taux cumulés élevés de naissances vivantes chez les patientes ayant des antécédents de fausse couche, ni de le concilier aisément avec le fait indiscutable que nos ancêtres, sur des millénaires, se sont reproduits avec succès malgré des environnements plus hostiles et des conditions sanitaires plus précaires. Bien entendu, des maladies avérées, telles qu’un diabète non contrôlé, peuvent provoquer des pertes de grossesse précoces, mais ces cas restent rares. Il existe bien entendu que certains facteurs de risque, comme l’obésité, ont un impact défavorable sur le pronostic des patientes en aggravant la physiopathologie sous-jacente [15],[22],[29].
Étiologie des fausses couches infra-cliniques

Étiologie des fausses couches cliniques
Il existe de nombreux facteurs susceptibles de provoquer une fausse couche.
Causes paternelles
Les fausses couches peuvent se produire pour plusieurs raisons, dont parfois des facteurs paternels peuvent être en cause. Un des facteurs de risque pouvant mener à une fausse couche est la mauvaise qualité du sperme paternel[30]. Les spermatozoïdes des hommes qui sont liés à une fausse couche ont deux fois plus de dommages au niveau de leur ADN[30]. Plusieurs causes sont liées à ce phénomène, dont le stress oxydatif, pouvant mener à une création anormale des embryons[31].
L’âge paternel est un facteur de risque important puisque les spermatozoïdes subissent les effets du vieillissement. Lorsque l’homme atteint l’âge de 35 ans et plus, le spermatozoïde perd de sa mobilité et va contenir beaucoup plus d’anomalies chromosomiques ou génétiques[32]. Ces anomalies peuvent par la suite causer une fausse couche. Il y a aussi les molécules appelées dérivés réactifs[30] qui sont contenues dans le liquide séminal et qui peuvent être une cause de l’endommagement de l’ADN. Ces molécules sont seulement à risque s’il y a une quantité supérieure, soit 4 fois plus que la normale. La quantité supérieure de ces molécules peut provenir d’une infection que l’homme a déjà eu dans le passé.
D'autres facteurs peuvent être un risque d’infertilité et mener à la fausse couche. En effet, le surpoids chez les hommes augmente le risque d’infertilité de 10%[33]. Chez un homme obèse, il y a une baisse dans la qualité du sperme. Cette baisse augmente les problèmes de fertilité. L’obésité à plusieurs impacts sur la fertilité masculine. Un indice de masse corporelle trop élevé a un impact majeur dans les variations hormonales, dont la baisse de la production testostérone et le dysfonctionnement de l’hypophyse[34]. De plus[34]. L’obésité peut aussi entrainer une malformation dans les spermatozoïdes dû à l’inflammation de substances pro-inflammatoires[34].
Causes maternelles
Une des causes les plus récurrentes de fausse couche reste l'implication d'infections (toxoplasmose congénitale sévère, syphilis, listériose, etc). Il peut s'agir d'une atteinte directe de l'appareil vagino-utérin et/ou de la progéniture, ou d'une atteinte moins directe (ex : coqueluche, grippe...) rendant le corps de la mère inapte à poursuivre la grossesse de façon viable pour cette dernière.
Les empoisonnements peuvent aussi entraîner une fausse couche.
D'autres causes pathologiques plus profondes peuvent impliquer des malformations, des intolérances immunitaires (voir tolérance immunitaire durant la grossesse), et bien d'autres troubles (ex : diabète).
Les thrombophilies est une cause reconnue d'avortement spontanée à répétitions (3 ou plus).
Causes embryonnaires et fœtales
La première cause de fausses couches[35] est une anomalie chromosomique de l'embryon, due à un problème survenu lors de la conception, quand le spermatozoïde féconde l'ovule. L'organisme de la mère finit par expulser l'embryon qui ne se développe pas normalement. L'absence de développement de l'embryon donne un œuf clair (œuf ne contenant pas d'embryon comme la photo de l'infobox). Un œuf clair est causé par une anomalie chromosomique.
Une seconde cause peut être une malformation chez l'embryon-fœtus, par exemple cardiaque ou nerveuse. La cause peut être d'origine génétique, tératogénique, ou infectieuse.
Causes chromosomiques
Les causes les plus courantes d'avortements spontanés ont pour origines des anomalies du caryotype chez l'embryon. Ces anomalies ont pour source une mauvaise répartition des chromosomes homologues lors de la méiose dans les gonades. Ainsi en anaphase I ou en anaphase II de la méiose, il arrive que la disjonction de deux chromosomes homologues ou de deux chromatides sœurs ne se produise pas, engendrant des gamètes possédant un stock anormal de chromosomes. Après la fécondation d'un de ces gamètes avec un gamète normal, il y a formation d'un zygote trisomique dans le cas où le gamète possède un chromosome surnuméraire ou monosomique dans le cas où il manque un chromosome dans le gamète. La plupart des zygotes présentant ce genre d'anomalies (zygote aneuploïde) ne sont pas viables, déclenchant ainsi un avortement spontané.
Cependant, certains types d'aneuploïdies perturbent moins l'équilibre génétique que d'autres, et le développement du zygote peut continuer, comme dans le cas de la trisomie 21 (syndrome de Down) ou des aneuploïdies des chromosomes sexuels (syndrome de Turner, syndrome de Klinefelter).
Épidémiologie
Une grossesse sur quatre se solde par une fausse couche (une grossesse sur cinq avant la 24e semaine[13]) et une femme sur trois environ fera une fausse couche dans sa vie.
Après 30 ans, ce risque est d'autant plus fort que la future mère est âgée, notamment après 35 ans[14]. Ainsi, à 20 ans, le risque est de 9 %, alors qu'il atteint 30[13] à 40 % chez les femmes de plus de 40 ans, et de 50 %[13] chez celles de 45 ans ou plus.
Le risque, de 10 à 20 % lorsque la femme est consciente d'être enceinte, est également plus élevé si la grossesse n'est pas connue (30 à 50 %)[14].
Symptômes et traitement gynécologique
Dans la plupart des fausses couches spontanées du premier trimestre de la grossesse, le corps de la femme expulse de lui-même l'embryon et/ou le sac gestationnel (notamment en cas d'œuf clair).
La femme enceinte peut s'apercevoir qu'elle est en train de faire une fausse couche de deux façons : diminution des signes sympathiques de grossesse — nausées, tension dans les seins, envie d'uriner fréquente, faim… —, ou être alertée par des saignements. Les saignements en début de grossesse peuvent avoir de multiples causes et ne signifient pas nécessairement une fausse couche, mais, surtout s'ils sont rouge vif et non marron, et à peu près équivalents à des règles ou davantage, il faut aller consulter un médecin pour vérifier ce qui se passe.
Les femmes ayant un rhésus négatif (groupe sanguin -) et le père rhésus positif doivent consulter dès qu'elles ont le moindre saignement pour prévenir une éventuelle iso-immunisation rhésus. Les équipes médicales peuvent faire une injection qui permet de se couvrir très facilement de ce risque (rhophylac).
Diagnostic
Le diagnostic est essentiellement voire uniquement échographique :
- Absence d'embryon à l'échographie endo-vaginale par rapport à un début de grossesse connu.
- Disparition de l'activité cardiaque.
Le dosage des béta-HCG est peu fiable car :
- La béta-HCG est d'origine trophoblastique et non pas embryonnaire. Avant que le trophoblaste arrête sa production hormonale il peut y avoir plusieurs jours voire plusieurs semaines. Le taux de beta HCG peut mettre jusqu'à trois mois pour revenir à son niveau antérieur dans le cas des avortements provoqués. Si elle est faite on s’appuie sur la vitesse de croissance du taux de HCG qui doit doubler toutes les 48 heures les premières semaines de grossesse.
- Dans certains type d'avortement spontané, la béta-HCG augmente.
L'échographie par voie endovaginale est l'examen nécessaire et suffisant dans la très grande majorité des cas.
- L'échographie permet de déceler un embryon mort (cœur ne battant pas), ou un œuf clair (embryon pas développé), ou de constater que l'utérus est en train de se vider ou déjà vide à la suite des saignements de fausse couche.
- C'est souvent après une deuxième échographie à plus ou moins une semaine de distance que le diagnostic sera fait.
Traitement
Le choix du traitement dépend de beaucoup de paramètres. La taille de l’œuf et:ou de l'embryon (s'il existe) est le déterminant principal pour une évacuation de l'utérus par médicament ou par aspiration. Bien entendu le choix du traitment doit être discuté avec la femme par une information claire et loyale.
Ne rien faire : attendre l'évacuation spontanée.
Si la grossesse n'évolue plus (embryon mort, œuf clair), et que le corps de la femme n'évacue pas spontanément ce qu'elle a dans l'utérus au bout d'une semaine à deux semaines, un traitement est nécessaire pour vider l'utérus, afin d'éviter des infections, et de permettre que tout se remette en ordre pour une potentielle prochaine grossesse. Deux méthodes sont généralement proposées : l'aspiration, sous anesthésie générale, ou l'utilisation d'un médicament pour provoquer l'expulsion.
Expulsion médicamenteuse de l’œuf
La substance qui fait effet, dans le médicament, est le misoprostol. Le nom du médicament le plus courant en France est le Cytotec. En général, cette méthode, considérée comme plus douce pour l'organisme, est proposée en premier. Les dernières recommandations médicales consistent à prendre quatre comprimés de Cytotec 200 par voie vaginale, en une fois. Les femmes sont souvent surprises, si leur médecin ne les a pas prévenues, de voir, en lisant la notice du comprimé, que le médicament est normalement utilisé pour autre chose, et que cette utilisation exploite un effet secondaire. Cela explique en partie que le comprimé ne soit pas optimisé pour la prise par voie intra-vaginale, et de nettes différences dans sa façon d'agir d'une fois sur l'autre. Des statistiques médicales de 2013[Lesquelles ?] disent qu'il fonctionne dans 80 % des cas jusqu'au 49e jour de grossesse[réf. nécessaire], et aussi très souvent au-delà. Par contre, pour certaines femmes, l'effet intervient au bout de 30 minutes, tandis que d'autres racontent avoir dû attendre dix heures. La moyenne se situe autour de 3-4 heures. Il semble que ce temps d'action dépende surtout des fluides qui habitent le vagin de la femme à ce moment-là, et qui permettent aux comprimés de se dissoudre plus ou moins rapidement. Pour une meilleure dissolution, il est préférable de couper chaque comprimé en deux avant de l'insérer, et de le mettre bien au fond du vagin, le lieu le plus profond atteint par un tampon par exemple. L'effet est plus ou moins progressif ou brutal selon les personnes.
Il faut s'attendre à perdre beaucoup de sang, avec des caillots, pouvant être très gros (jusqu'à 5 cm de diamètre), pendant environ une journée, puis à avoir des saignements équivalents aux règles pendant une à deux semaines. Cependant, selon le stade de la grossesse et l'état de ce qu'il y a à expulser, la quantité de saignements est très variable. À partir du moment où les saignements deviennent hémorragiques, c'est-à-dire où il faut changer plus d'une fois toutes les demi-heures de protection (serviettes larges), il faut aller à l'hôpital pour s'assurer qu'il n'y a pas une hémorragie réelle, c'est-à-dire qu'on n'est pas en train de se vider de son propre sang. En général, cela est vérifiable par simple prise de sang, avec NFS (numération de formule sanguine), pour vérifier que le taux d'hémoglobine est bon, et avec un examen gynécologique. De tels saignements peuvent aussi survenir naturellement lors d'une fausse couche dont l'expulsion n'a pas été provoquée par médicament, et il convient alors aussi de consulter pour éviter tout risque grave pour la femme. Cliniquement, il n'y a à ce stade pas de différence de diagnostic et de traitement de tels saignements provoqués par médicament ou survenant spontanément. Une échographie sera de toutes façons nécessaire pour contrôler que tout a été bien expulsé, après l'arrêt des saignements, qu'ils soient spontanés ou dus au Cytotec.
Expulsion de l’œuf par aspiration
Dans le cas où tout n'est pas expulsé naturellement ou par Cytotec, ou si la femme ou le médecin préfère cette méthode au Cytotec (pour ne pas avoir à vivre ça chez elle, ou parce que le médecin estime qu'il y a peu de chances que ça suffise…), une aspiration est nécessaire. Elle se fait à jeun, sous anesthésie générale, et est généralement programmée, mais peut intervenir en urgence en cas d'hémorragie. Parfois, au cours de la même opération chirurgicale, l'aspiration ne suffit pas, et le médecin est amené à compléter par un curetage, pour bien nettoyer l'utérus. Ce dernier geste, un peu moins doux, est loin d'être systématique. Cependant, dans la plupart des cas, il n'entraîne pas de séquelles non plus.
La recherche de la cause
Au bout de trois fausses couches, une femme peut, si elle le désire, réaliser un bilan afin de savoir s'il y a des causes biologiques expliquant les fausses couches, ou si elle est juste victime d'un mauvais hasard. Si un problème est détecté, venant du corps de la femme, ou de l'homme, ou d'une incompatibilité entre eux, des solutions médicales existent la plupart du temps. Selon les problèmes, cela peut aller d'une prise de comprimés hormonaux à un moment du cycle à une fécondation in vitro.
Conséquences sur la santé mentale et traitement
Une fausse couche est un deuil et est suivi d'un travail de deuil. Une étude scientifique parue en 1982 dans la revue Psychosomatics montre que les mères subissant une fausse couche, ainsi que leur partenaire, peuvent connaître des difficultés dans leur deuil et identifie plusieurs facteurs qui peuvent compliquer le travail de deuil : si le désir d'enfant est fort, si la mère souffrait de problèmes psychiatriques préexistants, si la naissance est prématurée, si la mère n'a pas la possibilité de voir l'enfant, ou encore si les parents n'ont pas une bonne communication entre eux. L'article propose la mise en place d'équipes d'urgence interdisciplinaires destinées à évaluer et à apaiser les difficultés du deuil chez les mère concernées[36]. Plusieurs études parues au cours des années 1990 mettent en évidence des symptômes dépressifs chez de nombreuses mères au cours des six premiers mois après une fausse couche[37], cernent les formes du deuil chez les mères concernées notamment selon la période de la grossesse où la fausse couche survient[38], et étudient la détresse psychologique des mères sujettes à des avortements spontanés à répétition[39]. Un deuil périnatal engendre des conséquences émotionnelles sur les mères qui tentent une autre grossesse plus tard[40]. Des études sont menées sur des échantillons de populations précis, par exemple parmi les femmes chinoises à Hong Kong en 1997[41] et les femmes afro-américaines en 2003[42]. Une méta-analyse est menée en 2017[43].
Subir une fausse couche est un événement de vie éprouvant qui peut engendrer chez la mère en deuil des symptômes anxieux ou dépressifs, mais aussi des états de trouble de stress post-traumatique. Ces symptômes peuvent disparaître après six mois environ, ou se prolonger, en fonction de plusieurs facteurs. La reconnaissance de la perte qu'a subie la mère par l'autre parent, par ses proches en général et par le personnel médical entre en compte, tout comme le type d'accompagnement prodigué par le personnel soignant[44]. Il peut aussi arriver que la mère souffre d'un trouble de l'adaptation à cet événement difficile[44].
Ces problèmes de santé mentale de la mère en deuil peuvent être traités par des soins psychologiques : consultations, ateliers en groupe permettant d'exprimer le deuil et proposant des ressources, séances de relaxation, thérapie d’exposition par la narration (thérapie cognitivo-comportementale)[44].
Fausse couche chez les animaux
Une fausse couche peut survenir chez tout être gestant, bien qu'on parle alors plus communément pour les animaux d'« avortement spontané », fausse-couche et avortement spontanés étant synonymes. Il existe une variété de facteurs de risque connus chez les animaux. Par exemple, chez les moutons, une fausse couche peut être causée par le stress provoqué par un mouvement incontrôlé du troupeau, ou le fait d'être chassé par un prédateur, loup ou même chien[45]. Chez les vaches, l'avortement spontané peut être causé par une maladie contagieuse, comme la brucellose ou la Campylobacter mais peut souvent être prévenu par la vaccination[46]. D'autres maladies sont également connues pour rendre les animaux plus sensibles aux fausses couches. L'avortement spontané se produit chez les femelles campagnol des prairies quand leur partenaire est enlevé et quand elles sont en présence d'un nouveau mâle[47]. Il s'agit d'un exemple de l'effet Bruce, qui est cependant plus visible dans les populations de laboratoire[48]. Ainsi, les souris femelles ayant passé plus de temps avec des mâles non familiers à leur groupe montrent des avortements spontanés plus nombreux[49].
Législation
En France
La loi du 7 juillet 2023 visant à favoriser l'accompagnement des couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse dite fausse couche prévoit la mise en place d'un parcours fausse couche dans chaque agence régionale de santé à compter de septembre 2024. Ce parcours regroupe plusieurs mesures favorisant l'accompagnement psychologique des mères en deuil et de leur partenaire. Les concernés peuvent bénéficier des indemnités journalières sans délai de carence pendant leur arrêt maladie. La loi introduit également dans le Code du travail une protection contre le licenciement de 10 semaines pour les femmes confrontées à une "fausse couche tardive" (entre la 14e et la 21e semaine d’aménorrhée incluses)[50],[51].
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Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
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Liens externes
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