Charles Raymond de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, comte de Saint-Vallier ( - ) est un homme politique, diplomate et noble français.

Biographie

Vie privée

Charles Raymond de La Croix de Chevrières, d'une vieille famille du Dauphiné, « fils de Bonne Humbert Lacroix de Chevrières, marquis de Saint-Vallier (1804-1894), et de Marie Magdeleine de Maussion (1802-1885) ».

Il débute dans la diplomatie comme attaché d'ambassade à Lisbonne ().

Vie publique

Il passe en la même qualité à Munich (1856) et à Vienne (1857), est attaché (1859) au cabinet du ministre M. Walewski, devient secrétaire d'ambassade à Constantinople (1860), chef du cabinet de Léonel de Moustier, 5e marquis de Moustier (1863), et ministre plénipotentiaire à Stuttgart (1868).

Il remplit plusieurs missions pendant la guerre de 1870-71, et est commissaire général auprès de l'armée d'occupation, du au .

Il obtient le grade de ministre plénipotentiaire de 1re classe, et est vice-président du conseil général de l'Aisne pour le canton de Sissonne, lorsqu'il se présente, le , comme candidat au Sénat dans le département de l'Aisne : il est élu par 624 voix (921 votants), prend place parmi les républicains conservateurs, et se prononce, en , contre la dissolution de la Chambre des députés et contre le gouvernement du Seize-mai.

Le Congrès de Berlin (1878). Tableau d'Anton von Werner (1881).

Partisan du ministère Dufaure, il est appelé à succéder, comme ambassadeur à Berlin, à M. de Gontaut-Biron (). En , il est un des deux plénipotentiaires de la France au congrès de Berlin pour le règlement de la question d'Orient. Il donne sa démission d'ambassadeur lors de la constitution du cabinet Gambetta, et, mis en disponibilité, revient siéger () au centre gauche du Sénat.

  • Il vote avec la fraction la plus conservatrice du parti républicain,
  • demanda () dans la discussion sur la laïcité de l'instruction primaire, que les ministres des cultes pussent donner l'enseignement religieux dans les locaux scolaires en dehors des heures de classe (rejeté) ;
  • interroge () le ministère sur sa politique indécise au Tonkin,
  • est nommé () vice-président de la commission chargée de réorganiser le service des consulats de France à l'étranger,
  • est rapporteur (mai) des crédits du Tonkin,
  • critique (décembre), à propos du budget du ministère des Affaires étrangères, l'organisation du personnel diplomatique,
  • parle () sur la crise agricole,
  • est rapporteur (juin) d'un projet modifiant le régime des sucres,

Réélu comme sénateur, le , par 1 050 voix (1 374 votants), le marquis de Chevrières reprend sa place au centre, est admis à la retraite comme ambassadeur, et meurt l'année suivante.

Distinctions

Décorations françaises

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes